La monnaie nationale est le franc congolais, dont le code international est CDF. Elle a été introduite en 1998, en remplacement du nouveau zaïre, dans un contexte d'hyperinflation. Les billets en circulation vont de 50 à 20 000 francs congolais, les coupures les plus élevées ayant été émises pour accompagner l'érosion monétaire. Les pièces sont pratiquement absentes des échanges quotidiens.
La Banque centrale du Congo émet la monnaie, conduit la politique monétaire et supervise le système bancaire. Son taux directeur est resté fixé à 25 pour cent d'août 2023 à octobre 2025, avant d'être abaissé à 17,5 pour cent puis à 15 pour cent en janvier 2026, à mesure que l'inflation refluait. L'institution publie un taux indicatif quotidien qui sert de référence aux administrations et aux banques commerciales.
Le franc congolais s'est échangé autour de 2 850 unités pour un dollar pendant environ dix-huit mois, jusqu'à la fin de 2025. Une appréciation marquée est ensuite intervenue, évaluée à 30,4 pour cent sur un an en décembre 2025 par la Banque mondiale, qui l'associe au net recul de l'inflation. Le taux indicatif de la Banque centrale s'établissait à 2 271 francs congolais pour un dollar le 10 juin 2026. Les réserves de change couvraient environ onze semaines et demie d'importations en 2025.
Le dollar américain circule largement et sert de référence pour les loyers, pour de nombreux salaires du secteur formel, pour les factures d'importation et pour les transactions immobilières. Cette dollarisation limite la portée des instruments monétaires nationaux et concentre le risque de change sur les agents dont les revenus sont libellés en francs congolais. Les autorités encouragent l'usage de la monnaie nationale, notamment par l'obligation d'afficher les prix en francs congolais et par le développement des paiements électroniques.
Le taux de bancarisation demeure faible et l'essentiel des règlements s'effectue en espèces. Le paiement par téléphone mobile s'est fortement développé et constitue le principal vecteur d'inclusion financière. Les cartes bancaires internationales ne sont acceptées que dans un nombre restreint d'hôtels et de commerces des grandes villes. Les bureaux de change et les cambistes de rue assurent une part importante de la conversion de devises.