Economie du Congo

Poids et dynamique du produit intérieur brut

Le produit intérieur brut de la République démocratique du Congo s'établissait à 92,8 milliards de dollars en 2025 selon la direction générale du Trésor française, après 76,7 milliards en 2024. Les projections pour 2026 s'échelonnent entre 120,4 milliards selon la même source et 123,4 milliards selon le Fonds monétaire international, chiffre relayé par la Banque centrale du Congo. La croissance réelle a atteint 5,7 pour cent en 2025 et une progression de 5,3 pour cent est attendue pour 2026. Le produit intérieur brut par habitant demeure faible, à 871 dollars en 2025, dans un pays dont la population augmente de plus de 3 pour cent par an.

Dépendance minière

L'industrie extractive représente environ 39 pour cent du produit intérieur brut et près de 95 pour cent des exportations. La Banque mondiale évalue la croissance du secteur minier à 10,1 pour cent en 2025, contre 3,1 pour cent pour le reste de l'économie. Cette concentration expose les recettes publiques et la balance des paiements aux variations des cours mondiaux du cuivre et du cobalt.

Inflation et finances publiques

L'inflation a nettement reculé, de 11,7 pour cent fin 2024 à moins de 8 pour cent au cours de 2025, sous l'effet de l'appréciation du franc congolais et d'une politique monétaire restrictive. Le déficit budgétaire s'est établi à 2,4 pour cent du produit intérieur brut en 2025 et la dette publique à 18,1 pour cent, niveau modéré au regard des standards régionaux. Les agences de notation attribuaient au pays la note B3 chez Moody's et B moins chez Standard and Poor's en 2025. Les réserves de change couvraient environ onze semaines et demie d'importations.

Fragilités structurelles

La croissance ne se traduit guère en réduction de la pauvreté, qui touchait 81,1 pour cent de la population au seuil de 3 dollars par jour en 2025 selon la Banque mondiale. L'économie informelle occupe la majorité des actifs. Le déficit d'infrastructures de transport et d'énergie, la faiblesse de l'intermédiation bancaire et le conflit dans l'est limitent la diversification. La perte de contrôle sur une partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu prive par ailleurs l'État de recettes douanières et minières.