Les exportations de la République démocratique du Congo ont atteint 29,3 milliards de dollars en 2024, en progression de 2,8 pour cent sur un an, tandis que les importations avoisinaient 17,3 milliards. Les produits miniers représentent l'essentiel des ventes à l'étranger, le cobalt et le cuivre en tête, devant l'or, le coltan et le diamant. Les achats extérieurs portent principalement sur les biens d'équipement, les véhicules, les produits pétroliers raffinés, les denrées alimentaires, les médicaments et les biens de consommation courante.
La Chine domine les approvisionnements du pays, avec 34,8 pour cent des parts de marché en 2023, devant la Zambie et l'Afrique du Sud, proches de 12 pour cent chacune, puis l'Inde et la Belgique. Elle absorbe également une large part des exportations minières. La France demeure un fournisseur secondaire, avec 190 millions d'euros de ventes vers la République démocratique du Congo en 2024, en retrait de 9 pour cent sur un an.
La Direction générale des douanes et accises administre les opérations d'importation et d'exportation. Le tarif extérieur comporte plusieurs tranches de droits auxquelles s'ajoutent la taxe sur la valeur ajoutée à l'importation et diverses redevances. Une déclaration préalable et une inspection avant embarquement sont exigées pour la plupart des marchandises. L'appartenance à la Communauté de développement d'Afrique australe, au Marché commun de l'Afrique orientale et australe et à la Zone de libre-échange continentale africaine ouvre des régimes préférentiels dont la mise en œuvre reste partielle.
Le port de Matadi, sur le fleuve Congo, constitue la principale porte maritime, complété par Boma et par le terminal de Muanda. Le port en eau profonde de Banana, en construction, doit permettre l'accueil de navires de plus fort tonnage. Les provinces minières du sud s'approvisionnent surtout par la route, à travers les corridors zambien et sud-africain, ainsi que par le corridor de Dar es Salaam et par celui de Lobito, qui fait l'objet d'un programme de réhabilitation ferroviaire vers l'Angola. Les délais, les coûts de transport et la multiplication des contrôles sur les axes routiers pèsent fortement sur le prix final des marchandises.