La République démocratique du Congo retient l'attention des investisseurs par l'ampleur de ses ressources minières, par un marché intérieur de plus de cent seize millions d'habitants et par des besoins considérables en infrastructures, en énergie et en services. Ces atouts s'accompagnent de risques élevés, liés à l'insécurité dans les provinces de l'est, à la faiblesse des infrastructures logistiques, à l'incertitude réglementaire et au niveau de corruption mesuré par les organisations internationales.
Le code des investissements adopté en 2002 offre, sous condition d'agrément, des exonérations douanières et fiscales dont la durée varie de trois à cinq ans selon la région économique d'implantation. L'Agence nationale pour la promotion des investissements instruit les dossiers et accompagne gratuitement les porteurs de projets. Entre 2003 et 2025, cette agence a recensé 2 163 projets agréés au code des investissements, pour un montant cumulé de 58 milliards de dollars. Les activités minières, pétrolières, forestières, bancaires et assurantielles relèvent de législations spécifiques et échappent au régime général.
Les pouvoirs publics privilégient la transformation locale des minerais, l'agro-industrie, la production et la distribution d'électricité, les infrastructures de transport, le numérique et le tourisme. Plusieurs zones économiques spéciales ont été créées, dont celle de Maluku près de Kinshasa, avec des régimes douaniers et fiscaux dérogatoires.
Le pays a conclu des traités bilatéraux de protection des investissements avec plusieurs États et adhère aux mécanismes internationaux d'arbitrage. Le droit issu de l'OHADA sécurise les sûretés et les procédures de recouvrement. Le rapatriement des bénéfices et des capitaux est autorisé, sous réserve du respect de la réglementation des changes fixée par la Banque centrale du Congo.
La vérification des titres fonciers ou miniers auprès des cadastres compétents, l'identification précise des partenaires locaux et le recours à un conseil juridique établi dans le pays figurent parmi les précautions que les chambres de commerce mentionnent le plus souvent. Les services économiques des ambassades, les organisations patronales et les cabinets d'audit implantés à Kinshasa et à Lubumbashi fournissent une information utile sur les pratiques du marché et sur les délais réels des procédures.