La République démocratique du Congo partage ses frontières avec neuf États et se trouve au contact de l'Afrique australe, de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique centrale. Cette situation, associée à l'ampleur de ses ressources minières, en fait un enjeu permanent pour ses voisins comme pour les puissances extérieures. Le pays appartient à l'Union africaine, à la Communauté de développement d'Afrique australe, à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, au Marché commun de l'Afrique orientale et australe, à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et à l'Organisation internationale de la francophonie. Son adhésion à la Communauté d'Afrique de l'Est, intervenue en 2022, n'a pas produit les effets attendus en matière de sécurité.
L'est du pays connaît depuis trois décennies une instabilité armée nourrie par les héritages du génocide rwandais, par les rivalités foncières et par l'exploitation des minerais. La reprise des opérations du Mouvement du 23 mars à partir de 2021 a débouché sur une offensive majeure, avec la prise de Goma en janvier 2025 puis celle de Bukavu en février 2025. Ce groupe, réuni au sein de l'Alliance Fleuve Congo et soutenu par le Rwanda selon les experts des Nations unies, administre environ 40 000 kilomètres carrés dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. D'autres formations armées opèrent en parallèle, dont les Forces démocratiques alliées en Ituri et au Nord-Kivu et les milices Wazalendo alliées à Kinshasa.
Un accord entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a été signé à Washington le 27 juin 2025 sous médiation américaine et qatarie, portant sur le retrait des troupes rwandaises, la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda et un volet économique consacré aux minerais. Un accord-cadre a suivi le 15 novembre 2025 à Doha entre le gouvernement et l'Alliance Fleuve Congo, articulé autour de huit protocoles. Le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers ont fait l'objet de textes signés, tandis que le désarmement, le rétablissement de l'autorité de l'État et le retour des déplacés restaient en suspens. Les affrontements se sont poursuivis après ces signatures.
La Chine occupe la première place parmi les fournisseurs du pays et contrôle une part déterminante de la production de cuivre et de cobalt. Les États-Unis ont fait des minerais critiques congolais un axe de leur politique régionale et lient leur engagement diplomatique à des perspectives d'investissement. L'Union européenne, la Belgique et la France conservent des liens de coopération et d'aide au développement. La mission des Nations unies déployée depuis 1999 a engagé un retrait progressif, contesté par une partie de l'opinion congolaise.