Drapeau officiel du Congo

Composition et couleurs

Le drapeau de la République démocratique du Congo se compose d'un fond bleu ciel traversé en diagonale par une bande rouge bordée de deux liserés jaunes. Cette bande monte du coin inférieur gauche vers le coin supérieur droit. Une étoile jaune à cinq branches occupe le canton supérieur du guindant. Les proportions officielles correspondent à deux unités de hauteur pour trois unités de longueur.

Symbolique

Le bleu évoque la paix, dans une filiation assumée avec les couleurs des Nations unies, présentes dans le pays depuis l'indépendance. Le rouge rappelle le sang versé par les martyrs de l'indépendance. Le jaune renvoie aux richesses du sous-sol et aux ressources naturelles. L'étoile symbolise l'unité nationale et l'avenir que le pays s'assigne, reprenant un motif déjà porté par les emblèmes de la période coloniale puis par ceux des premières années de la souveraineté.

Évolution depuis l'indépendance

L'État indépendant du Congo, puis le Congo belge, arboraient un pavillon bleu foncé orné d'une étoile jaune. Au lendemain du 30 juin 1960, la jeune République ajouta six petites étoiles le long du guindant, en référence aux six provinces d'alors. Un drapeau bleu ciel à bande rouge diagonale fut adopté en 1963. Le régime de Mobutu Sese Seko le remplaça en 1971 par un fanion vert frappé d'un bras brandissant une torche, associé au nom de Zaïre. Le changement de régime de mai 1997 ramena le bleu et l'étoile jaune, sans la bande diagonale.

Statut actuel

La Constitution promulguée le 18 février 2006 fixe la version en vigueur et rétablit la composition de 1963, avec une teinte bleu ciel et une bande rouge légèrement élargie. Le pavillon fut officiellement hissé sous cette forme le 20 février 2006. Son usage relève des textes sur les emblèmes de l'État, qui règlent la place du drapeau sur les bâtiments publics, dans les cérémonies officielles et pendant les deuils nationaux. Il accompagne l'hymne et les armoiries dans le protocole de la République, et sa profanation constitue une infraction pénale. Les célébrations du 30 juin lui donnent chaque année une visibilité particulière, dans les écoles comme dans les représentations diplomatiques à l'étranger.