L'hymne national de la République démocratique du Congo s'intitule « Debout Congolais ». Le texte est attribué à Joseph Lutumba et la musique au père Simon-Pierre Boka di Mpasi Londi, prêtre jésuite et musicien. L'œuvre fut composée dans les semaines qui précédèrent la proclamation de l'indépendance et retenue comme chant national dès le 30 juin 1960.
Le poème appelle le peuple congolais à se lever et célèbre la fin de la domination coloniale. Il évoque le drapeau, le travail et la construction d'un pays plus beau qu'avant. Le refrain mentionne le trente juin, jour de l'indépendance, et associe la paix à l'effort collectif. La version officielle comporte plusieurs couplets, mais l'usage protocolaire retient généralement le premier couplet suivi du refrain.
Le chant accompagna les premières années de la République jusqu'à l'avènement du régime de Mobutu Sese Seko. En 1971, la proclamation du Zaïre s'accompagna de l'adoption de « La Zaïroise », qui demeura l'hymne officiel pendant plus de vingt-cinq ans. Le changement de régime de mai 1997 et le retour au nom de République démocratique du Congo rétablirent « Debout Congolais » dans ses fonctions. La Constitution de 2006 le confirme parmi les emblèmes de l'État.
L'hymne ouvre les cérémonies publiques, les sessions parlementaires, les rencontres sportives internationales et les commémorations nationales. Il est exécuté en français, langue officielle, même si des adaptations circulent dans les langues nationales. Les écoles l'enseignent dans le cadre de l'éducation civique et les fanfares militaires en assurent l'interprétation lors des prises d'armes. Les célébrations du 30 juin lui donnent chaque année une audience particulière, à Kinshasa comme dans les chefs-lieux de province et les représentations diplomatiques.
Le chant occupe une place forte dans la mémoire collective, parce qu'il relie la génération de l'indépendance aux périodes de crise traversées depuis. Les artistes congolais en proposent régulièrement de nouvelles interprétations, et les diasporas l'entonnent lors des rassemblements associatifs. Sa réhabilitation en 1997 fut comprise comme un retour aux références de 1960, après la parenthèse de la dénomination zaïroise.