La République démocratique du Congo compte environ 157 000 kilomètres de routes, dont 2 800 kilomètres seulement sont revêtus selon les données disponibles. Le pays s'étend sur 2,3 millions de kilomètres carrés et Kinshasa n'est reliée par un itinéraire routier continu et praticable ni à Lubumbashi, ni à Mbuji-Mayi, ni à Goma. Cette discontinuité explique le rôle central de l'avion et du fleuve dans les déplacements de longue distance.
La route nationale 1 relie la capitale au port de Matadi et à l'océan Atlantique sur environ 350 kilomètres de bitume, l'axe le mieux entretenu du pays. Vers l'est, la même nationale conduit à Kikwit avant de se dégrader nettement. Dans le sud-est, des liaisons revêtues desservent Lubumbashi, Likasi et Kolwezi, dans le prolongement du corridor minier zambien.
Neuf pays entourent la République démocratique du Congo. Les principaux points de passage routiers se trouvent à Kasumbalesa avec la Zambie, à Goma et à Bukavu avec le Rwanda, à Uvira avec le Burundi, à Kasindi et à Aru avec l'Ouganda, à Luvo avec l'Angola. Plusieurs de ces régions se situent dans des zones que les conseils aux voyageurs officiels déconseillent, ce qui conditionne dans les faits toute arrivée par la route.
L'entrée d'un véhicule particulier suppose un visa en cours de validité, la carte grise, une assurance reconnue localement et un permis de conduire international. Un carnet de passage en douane facilite le franchissement des frontières. Un tout-terrain, des pièces de rechange et une réserve de carburant se révèlent indispensables hors des grands axes, les stations-service demeurant rares en dehors des villes.
La conduite s'effectue à droite. Les pluies transforment de longs tronçons de latérite en bourbiers entre octobre et mai dans l'ouest du pays, et certains itinéraires deviennent alors impraticables pendant plusieurs jours. Les contrôles sont fréquents et les déplacements de nuit hors agglomération présentent un risque élevé que les services consulaires signalent explicitement.