L'enseignement congolais s'articule autour d'un cycle maternel facultatif, d'une éducation de base de huit années sanctionnée par un certificat, puis de quatre années d'humanités qui s'achèvent sur l'examen d'État. La réussite à cet examen conditionne l'accès à l'enseignement supérieur et son organisation constitue chaque année un événement national suivi de près. Trois ministères se partagent la tutelle du secteur, l'enseignement primaire et secondaire, l'enseignement supérieur et universitaire, et les affaires sociales.
Une part importante des écoles relève de réseaux confessionnels, catholique, protestant, kimbanguiste et islamique, dans le cadre de conventions passées avec l'État. Cette organisation, héritée de la période coloniale, explique la présence d'établissements scolaires jusque dans des localités très isolées, souvent avec des moyens matériels limités.
Le français est la langue officielle de scolarisation et s'impose pleinement dès les premières années du primaire. Les quatre langues nationales, le lingala, le kikongo, le swahili et le tshiluba, servent de support d'apprentissage initial selon les régions. Cette configuration fait de la République démocratique du Congo le premier pays francophone du monde par la population.
La gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques a été instaurée à la rentrée de septembre 2019. La mesure a provoqué un afflux massif d'élèves et une pression considérable sur les effectifs de classe, les infrastructures et la rémunération des enseignants, questions qui structurent depuis lors les débats sur le financement du secteur.
Le pays compte plusieurs centaines d'établissements supérieurs, universités, instituts supérieurs pédagogiques et instituts techniques. L'université de Kinshasa, installée sur le plateau du Mont Amba et héritière de l'université Lovanium fondée en 1954, l'université de Lubumbashi et l'université de Kisangani forment le socle historique du système. Les filières de médecine, de droit, de polytechnique et de sciences économiques y attirent le plus grand nombre d'étudiants.
Les familles expatriées de Kinshasa scolarisent principalement leurs enfants au lycée français René-Descartes, conventionné avec l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, qui accueillait plus de 1 200 élèves en 2022, du cours préparatoire à la terminale, avec une majorité d'élèves français, libanais et congolais. Une école belge et un établissement de programme américain complètent l'offre dans la capitale.