La République démocratique du Congo accueille une communauté française de plusieurs milliers de personnes, installée principalement à Kinshasa et à Lubumbashi. Les Belges y conservent une présence ancienne, aux côtés de communautés libanaise, indienne et chinoise très actives dans le commerce et les mines. L'ambassade de France se trouve à Kinshasa, avenue du Colonel Mondjiba, et l'inscription au registre des Français établis hors de France facilite les démarches consulaires ainsi que la réception des messages de sécurité.
Les mines structurent l'emploi expatrié. Le pays fournit près des trois quarts du cobalt mondial et se classe premier producteur africain de cuivre, une activité concentrée dans le Haut-Katanga et le Lualaba. Les organisations internationales, les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales représentent le deuxième pôle d'emploi, avec de nombreuses missions humanitaires dans l'est du pays. Les télécommunications, la banque, l'énergie, la logistique et la construction complètent ce panorama.
Une installation durable suppose un visa d'établissement, puis un titre de séjour obtenu auprès de la Direction générale de migration. L'exercice d'une activité salariée exige en outre une autorisation de travail pour étranger, que l'employeur sollicite auprès des services du travail. Ces formalités demandent du temps et se traitent le plus souvent par l'intermédiaire de l'entreprise d'accueil.
Le coût de la vie à Kinshasa se situe à un niveau élevé pour les biens importés, le logement et la scolarité, ce qui explique la structure des contrats d'expatriation, généralement assortis d'une prise en charge du logement, des frais de scolarité et d'une couverture médicale avec rapatriement. Les délestages électriques et les coupures d'eau conduisent à équiper les logements de groupes électrogènes et de citernes.
Le français conserve le statut de langue officielle et s'emploie dans l'administration, l'enseignement et les affaires. Le lingala domine à Kinshasa et dans l'ouest, le swahili dans l'est et le sud-est, le kikongo dans le Kongo-Central, le tshiluba dans les Kasaï. Quelques formules de politesse en lingala ou en swahili ouvrent beaucoup de portes dans les échanges quotidiens.
Les associations professionnelles, les clubs sportifs et les réseaux d'anciens élèves des établissements internationaux constituent les principaux points d'entrée de la vie sociale expatriée. La musique, la restauration et les manifestations culturelles de Kinshasa offrent par ailleurs de nombreuses occasions de rencontre avec la société congolaise.