Le franc congolais est la monnaie nationale. Le 10 septembre 2026, la Banque centrale du Congo affichait un cours officiel de 2 264 francs pour un dollar américain et de 2 632 francs pour un euro. L'économie reste fortement dollarisée et une grande partie des prix, loyers, billets d'avion et notes d'hôtel s'expriment directement en dollars, la monnaie nationale servant surtout aux petits montants et à la monnaie rendue. Les billets en dollars sont acceptés à condition d'être récents et en bon état, les coupures abîmées étant systématiquement refusées.
Les espèces dominent très largement les transactions. Les cartes bancaires internationales fonctionnent dans quelques hôtels, restaurants et supermarchés de la Gombe, et des distributeurs délivrent des dollars dans le centre de Kinshasa et de Lubumbashi. L'argent mobile, avec M-Pesa, Airtel Money, Orange Money et Afrimoney, s'est imposé pour les transferts et pour de nombreux règlements du quotidien.
Le marché central de Kinshasa, que les habitants appellent le Grand marché ou Zando, rassemble des milliers d'étals de vêtements, de produits frais et d'articles ménagers. Le marché de la Liberté, à Masina, dessert l'est de la ville. Chaque grande agglomération possède son équivalent. La Gombe accueille par ailleurs des supermarchés approvisionnés en produits importés, à des prix nettement supérieurs. La négociation fait partie des usages sur les marchés, beaucoup moins dans les commerces à prix affichés.
Kinshasa figure régulièrement parmi les capitales africaines les plus coûteuses pour les expatriés. Le logement, les produits importés et la scolarité pèsent lourd dans les budgets, tandis que les denrées locales comme le manioc, la banane plantain, le poisson et les légumes restent abordables. La faiblesse du réseau routier renchérit le transport intérieur des marchandises et creuse les écarts de prix entre les provinces.
La malachite du Katanga, les sculptures sur bois, les masques, la vannerie et les pagnes imprimés comptent parmi les achats les plus recherchés. La peinture populaire congolaise dispose d'ateliers et de galeries à Kinshasa, où elle s'achète directement auprès des artistes. L'exportation d'ivoire, d'écailles et de tout produit issu d'espèces protégées est interdite et sévèrement sanctionnée.